Poèmes, contes, sketches...

Nostalgie (Conte écrit et joué en 2015 avec la Cie Leitmotiv)

Elle s'appelait Charlotte.

Elle avait 8 ans.

Elle était là, devant le sapin…

Elle entendait, venant des autres pièces de la maison, le bruit feutré et lointain des adultes qui parlaient entre eux, comme un brouhaha incertain d'où perlaient de temps à autre, un rire, une exclamation.. Un jappement aussi, car Victor, le chien était là aussi, de l'autre côté des cloisons…

Ces jours-ci, malgré l'effervescence, malgré l'excitation que tous ressentaient alors que la grande fête approchait, elle se sentait seule.

Bien sûr, elle savait qu'elle allait avoir des cadeaux… Elle recevrait peut-être cette jolie poupée brune qui lui souriait dans la vitrine du magasin. Charlotte avait toujours l'impression qu'elle ne souriait qu'à elle seule ! Elle était si jolie ! Oui, elle serait d'une bien agréable compagnie, cette jolie poupée toute brune…
Ou alors peut-être serait-ce ce gros dauphin en peluche bleu et blanc qui donnait envie de se blottir tout contre lui !

Elle regardait le sapin et elle essayait de se souvenir de ce jour de Noël, elle ne savait plus quand, où elle avait rencontré celui que tout le monde appelait… le Père Noël.

Oh qu'il était beau le Père Noël ! Avec sa grande barbe blanche, ses longs cheveux tout blancs qui lui tombaient jusqu'aux épaules… Il était grand, si grand ! Il portait un grand sac, elle s'en souvient, on aurait dit qu'il transportait de la magie ! Ca brillait de partout, on sentait que ce qui était là-dedans était vivant ! Peut-être même que ça bougeait, mais ça, elle n'en est plus très sûre.

En tout cas, elle se souvient parfaitement de ses belles joues toute roses, toute joufflues, brillantes comme des pommes bien mûres. Elle s'en souvient parce qu'elles brillaient tellement ces joues, qu'elle a voulu les embrasser ! Et de sa grosse voix, pleine et chaude, si tendre, il lui a dit : « Mais viens donc ma petite, viens dans mes bras ! Quel cadeau te ferait le plus plaisir pour cette belle fête de Noël ?

Alors, elle est montée sur ses genoux, lui a posé un énorme bisou en plein sur sa joue toute rose et lui a répondu : « je voudrais une amie fée, s'il te plaît, Père Noël ! »

Le Père Noël était resté quelque peu interloqué. « Une amie fée ! » lui dit-il. « Voyons, voyons… ho ho ho… Laisse-moi réfléchir… » Puis « Ma petite, c'est drôle que tu me demandes ça, car justement, ce matin, juste avant de partir avec mon traîneau et les rennes magiques, trois lutins se sont approchés de moi et ont tiré ma manche avec insistance : J'avais oublié un cadeau ! Et pas le moindre ! J'avais oublié une petite boîte magique qui contenait… Une petite fée ! »

Et de son grand sac qui brillait de partout, il sortit une minuscule petite boîte et la lui tendit. « Tiens ma petite, fais très attention, cette petite fée t'accompagnera partout, elle sera toujours à tes côtés mais tu ne la verras sans doute jamais, car les fées sont très timides et préfèrent, à la parole et aux câlins, les rêves et l'imagination. De plus, elles sont extrêmement fragiles et ne supportent aucun choc, ni aucune vexation ! Ne l'oublie jamais dans un coin ou sur une étagère, car elle t'en garderait rancune pendant longtemps ! Prends-en bien soin et tout ira bien… »

Jamais elle n'avait été aussi heureuse de toute sa vie ! Ses joues à elle, étaient devenues aussi toute roses, roses de bonheur…

Elle ne voyait jamais son amie fée, mais elle passait de longues heures à imaginer mille aventures avec elle, des aventures au cours desquelles elles volaient ensemble à la recherche de trésors perdus ou bien elles se couchaient dans l'herbe chaude d'un après-midi d'été pour regarder passer les nuages et les papillons… Parfois, elle voyait un minuscule éclair doré passer devant ses yeux et sentait aussitôt comme une plume lui caresser doucement la joue. Tout cela disparaissait aussi vite que c'était apparu mais elle savait, au plus profond d'elle-même, que son amie fée venait de lui faire un coucou gracieux.

Petite fée était toujours là, dans sa petite boîte et lui tenait la main de sa petite main magique…

Et puis un jour, le premier jour de l'été, elle était assise sur le perron à parler aux arbres et aux gentils écureuils qui allaient et venaient de branche en branche quand tout à coup, elle vit sa mère sortir de la maison en serrant très fort son mouchoir contre sa poitrine. De gros sanglots la secouaient et l'empêchaient de parler mais Charlotte entendit distinctement « grand-père » et « parti… »…

Charlotte ne comprit pas réellement ce qui se passait mais fut prise malgré elle dans un grand tourbillon où la peine de sa mère, les nombreuses visites et les préoccupations des adultes la mirent complètement sans dessus dessous, elle était toute chamboulée, ne savait plus que penser et… Elle oublia la fée.

Deux jours plus tard, alors qu'elle se réveillait au matin, d'un coup, la mémoire lui revint et elle songea : « Ma petite fée ! Je l'ai oubliée ! Jamais elle ne me pardonnera, je l'ai perdue pour toujours ! » Et elle se mit à pleurer, comprenant qu'elle ne reverrait jamais sa petite amie magique.

Mais les fées sont ainsi faites – et il est pourtant vrai qu'elles sont très susceptibles - qu'elles regorgent d'indulgence pour les petits enfants innocents, car ils sont connus pour avoir des petites têtes de linotte et cela, n'importe quelle fée ou lutin vous le dira…

Donc, Petite fée ne lui en tint aucunement rigueur et se réintégra sa petite boîte magique immédiatement…

Non, Charlotte devant son sapin, ne se sentait pas seule parce que son amie fée lui manquait, d'ailleurs elle la sentait gigoter tout en haut du sapin, agrippée à une petite boule d'argent qu'elle allait bientôt faire tomber si elle continuait ainsi !

Non, elle était triste parce que les joues toute roses, les longs cheveux et la barbe toute blanche du Père Noël s'en étaient allés le premier jour de l'été, et jamais plus ne lui offrirait de jolie petite boîte, remplie de magie…

Muriel Leobet
Décembre 2014

De là-haut...

Je rêve de rêver, je rêve de m'envoler silencieusement et de survoler,
Je manque d'imaginer comment de là-haut, tout en bas doit briller,
Dans un grand inspir suivi d'un très long soupir,
Je pars, je vole, j'allonge mes bras et j'écarte l'air autour de moi,
Et tout devient puissant, léger, aérien, sans voix.

Chaque petit être, là, en dessous, est une lumière,
Etoile ou minuscule bougie, chacun brille du dedans,
Chacun rayonne plus ou moins loin, plus ou moins grand,
Certains rayonnent bleu, rouge ou bien vert,
Certains s'essoufflent, tremblent et s'éteignent,

Aussi loin que mon regard se perde, je vois de la lumière,
Les montagnes, les océans rayonnent à leur manière,
Chaque être, petit ou grand, est baigné dans le pourpre, le mauve ou l'indigo,
L'air lui-même souffle aux quatre coins, sa couleur est mouvement,
Le vent est son drapeau, les nuages son manteau,

Et le soleil ! Je te salue, toi, l'aveuglant, puissante source qui rayonne
Et nous nourrit au plus profond,
De ta chaleur coulent nos vies, de ta présence dépend le monde,
Je ne peux pas te regarder mais je te vois quand même,
Et ta bienveillance est un baume sur ma peau de terrienne,

De là-haut, tout a un sens, tout est en place,
Je vois toute la vie qui circule, je vois l'or et l'argent des rivières immobiles,
Rien n'est sale car tout est vie, l'immensité se cache derrière ce brin d'herbe,
La vie habite tout car tout est de même essence,
Même cet égout en transporte sa part et conduit ailleurs ce qui est déjà en vie !

Et je plane, et je contemple et je suis là-haut et en même temps en bas,
Mêlant mon souffle à ceux qui traînent, péniblement, dans un combat,
A ceux-là, j'envoie toute ma tendresse, car ils sont durs à la peine,
Et croient en combattant, servir la vie, servir l'amour !
Le plus dur est passé mais ils ne le savent pas...

Ma course n'a pas de fin, je vole toujours plus haut,
Le ciel devient nuit et se fait étoiles scintillantes,
J'aperçois du bout des yeux un point qui grossit,
Il se fait noisette, puis noix puis pomme puis vaisseau !
Auréolé de bleu, lui aussi il vit, je sens son coeur qui palpite en moi,
Nous deux ne faisons plus qu'un, ses bras sont mes bras,
Son coeur est mon coeur, je suis sa petite soeur,
Réunis, rassemblés, puissants au-delà des mots,
Nous pouvons, ensemble, continuer d'oeuvrer !

Qui suis-je ?

Lire ces lignes vous le dira,
Une femme, c'est certain,
Habitée par la Vie,
Habitée par sa voix,

Son âme est si présente
Qu'elle a souhaité,
Depuis cet autre plan,
Partager ses talents.

Certains sont déployés,
D'autres sont latents,
Si elle chante vers vous,
Vous direz : celui-ci, je l'entends !

Pourquoi définir
Ce qui vit au-dedans ?
Pourquoi expliquer
Quand il suffit d'entendre ?

Juste envoyer vers vous,
Cher ami qui lisez,
Cette vibration puissante,
En son cœur hébergée.

Sa beauté est joyeuse,
Sa joie de vivre saine,
Sa couleur est le rose,
Et son humeur sereine

Le partage est la trame
De son existence de femme,
L'échange un bon moyen,
De vivre en être humain

Son âme est chaleureuse,
Son sourire vous accueille,
Sourire est à coup sûr,
Une raison d'exister

Elle cultive l'Amour,
Et toutes ses émotions
Sont toujours destinées
A bien le faire régner

Son chemin fait d'attentes
De bonds et de silences
L'attire vers la lumière
Et la pousse en avant

Elle a soif d'émotions,
La musique la fait vivre,
La beauté à tout prix,
Elle doit faire résonner

La beauté d'un être,
Sur deux ou quatre pieds,
Mérite à elle seule,
D'être mille fois montrée

Son cœur vibre avec les poils
Et les plumes de ses frères animés,
Leur souffrance est la sienne,
Leur vie, même valeur donnée

Si vous la rencontrez,
Vous la trouverez charmante,
Au-dedans, pourtant, traînent,
Dans la tourmente,
De nombreux recoins sombres,
Bien souvent visités

Parfois violente et rude,
Elle tranche dans le vif, souvent,
C'est sa souffrance à elle,
Guérie en l'éclairant

Oups ! Mais il faut en finir !
Et non pas vous tenir
Sympathique lecteur,
Sur cet écran figé !

Je vous invite donc,
Douce promenade,
A découvrir, au fil des pages,
La vie de celle qui l'a créée

Juste un mot sur un rêve,
Construit jour après jour,
Bientôt le Nouveau Monde,
Car tout aura changé...

Devenue femme...

Dans ce placard était rangée,
celle qui n'avait pas sa place,
ses charmes au fond étaient cachés,
ne souhaitait pas qu'on les dérange,
par peur sans doute de se montrer,
et d'attirer un monde étrange,
où la beauté vue au grand jour,
ne sert qu'à être dévorée.

Il faut bien dire pour être honnête,
qu'à l'opulence de ses rondeurs,
on lui confronte plus d'animal,
que de douceur à échanger...

Que tous ces regards sur la femme,
n'élèvent pas au rang de l'âme,
et ignorent allègrement,
la force puisée dans la douceur...

Alors, il était nécessaire
de trouver au fond d'elle-même
un coupable, un bouc émissaire,
et ainsi fut décidé,
dans le silence et l'isolement,
de sacrifier charme et beauté.

Mais vient un temps réparateur,
celui qui ouvre et vient lever
les voiles du lointain passé,
décide qu'il est venu le temps,
de révéler à tout le monde,
combien est belle sa gorge ronde,
et quelle beauté elle peut porter !

Ah ! Ce bonheur d'enfin nourrir
cette part d'elle-même oubliée,
de la montrer, de la parer,
pour enfin le monde séduire,
n'est-elle pas née pour inventer
à grands sourires et rires légers,
un monde où quand on est femme,
la Vie on est venu porter...

Mûrie, elle

Me voili, me voilou !
Juste un peu de musique,
Et puis quelques mots doux,
Pour me livrer un peu.

Me voici mûrie, elle,
Muriel la légère,
Calme, puissante et femme,
Posée le cœur ouvert

Dans ce site Internet,
De moi, il est question
Et franchement je mérite
Qu'on me prête attention !

Les tableaux sont de moi,
Tous, sans exception,
Ont tous été créés,
Ont jailli de mes tripes.

Pas de copyright ici,
C'est donné librement,
Prenez ce qui vous tente,
Le partage est ouvert

Si vous ne comprenez pas,
Ne vous en faites pas,
Point besoin de comprendre
Pour aimer s'y trouver

Donc bienvenus à vous,
Amis Internautiens,
Tous autant que vous êtes,
Je vous ouvre ma porte...

Suivez le guide !

Allô, allô, ici la Terre !
Venez nous voir, nous habitons
Une planète, que dis-je, un monde,
Peuplé de nombre de mystères

A vous mes frères de tout là-haut,
Votre regard émerveillé
Ne se lasse pas de contempler
La terre aux multiples splendeurs

Et voici ce que, depuis les cieux,
Plongeant dans cet air transparent,
Vos centaines d'yeux découvriront,
Du jamais vu auparavant :

Dessus les terres sont hébergés
De grands êtres, immobiles et sages,
Des poils verts tendus vers l'Etoile,
Recouvrent leurs bras qu'ils ont noueux…

L'énergie y est très subtile,
Et s'exprime de belle façon,
Par les couleurs et par les sons,
Par la danse de ce qui vit
Et aussi parce que vos papilles,
Si de papilles vous êtes pourvus,
Percevront des saveurs
Que jamais vous n'aurez connues

Il en est de drôle de nature,
Qui peuplent un étrange liquide,
Matière fluide et intangible,
Insaisissable au toucher

Vous y plongerez votre corps,
Et quelle que soit sa densité,
Il deviendra aussi léger,
Qu'un nuage de pétales de roses

La beauté y est foisonnante,
Et naturellement s'expanse,
Chaque atome, chaque molécule,
Vibre dans cette beauté

Ce monde est peuplé de mystères,
On ne peut pas s'y ennuyer,
A moins bien sûr que vous ne veniez
D'un monde aux rivières étoilées…

Et puis vous n'en reviendrez pas,
Des êtres sur deux jambes,
Mais dotés d'une seule tête,
Ont choisi de s'y incarner !

Bon ils ont fait quelques bêtises,
Mais ont beaucoup de volonté,
Ils aiment, ils réparent, ils guérissent,
Pour aimer, ils sont vraiment très doués !

Ce sont des êtres courageux,
Ce qu'ils ont choisi de porter,
Peu d'entre vous ont bien voulu,
Plonger dans cette densité…

Eux, les Humains, ont accepté,
De venir vivre cette aventure,
Car c'est l'Amour en vérité,
Qu'ils ont choisi d'y apporter

C'est une Terre magnifique,
Mère ô combien nourricière,
Porteuse du gigantesque,
Comme du plus petit,

Alors, c'est dit, c'est décidé,
Allez porter la parole,
De cette Terre jaillira,
L'Amour le plus pur qu'il soit…

Pour tes vingt ans, mon fils...

Pour tes vingt ans, pas de grosse fête,
Traditionnelle et superficielle,
Que du sens et de la joie à trouver,
Dans la réunion des êtres à tes côtés.

Pour moi qui t'ai fait naître,
Et te regarde t'éveiller,
Point n'est besoin de m'inquiéter,
Car ta vie est là, devant toi,
et t'attend pour se déployer.

Julien déplie ses ailes,
Quoi de plus normal pour un ange ailé !
Ange du futur, ange du passé,
En a fini avec la peine,
Sera à jamais celui qui sème
Ses graines de lumière
A ceux, qui, dans l'ombre, se désespèrent.

A quoi bon lutter contre tant de beauté
Un jour ou l'autre, te faudra l'accepter
D'être un phare et rayonner
Le bonheur d'être qui tu es.

Point n'est besoin de reculer,
D'hésiter, de tergiverser,
Remplis ta mission et soulève
Le cœur des êtres à tes côtés

Donne-leur une vue de qui ils sont,
En leur montrant tout simplement,
Ton cœur à toi qui va vers eux,
Et plus jamais, dans leur pénombre,
Ils n'oublieront, que la lumière
existe et brille, même pour eux.

Tu es l'exemple, tu es le feu,
Tu es le cœur et la douceur,
Par ta force et ta ténacité,
Tu ouvriras le cœur des êtres.

Alors de grâce, si tu as peur,
Si tu doutes et te demandes où sont ton cœur,
Ta force et ta lumière,
Regarde en toi et n'aies pas peur,
Il te suffit d'ouvrir ton cœur
Pour y trouver, sans aucun doute,
Ton âme, si belle et si sage,
qui te montrera ta route.

40 ans... et maintenant...

40 ans d'énergie, 40 ans d'action,
A regarder devant, pas toujours dans l'instant,
A vouloir se construire, élever des fondations,
A porter son destin, tout bien tenir en mains

Jusque-là boute en train, joyeuse et bien ancrée,
Foncer est pour Karine, tout un art de vivre !
Une sagesse innée, un respect infini,
Pour celle ou celui qu'elle a choisi d'aimer…

L'intelligence est là, audacieuse et fine,
L'humour omniprésent, le clin d'œil insolent,
Un charme fait de force, de joie et de candeur
La vie est savoureuse, elle la croque à pleines dents !

Une cascade de mots se bouscule dans sa bouche,
Tout en elle va très vite, le torrent se déverse…
Les neurones s'entrechoquent, et les paroles fusent,
Mais c'est de la réflexion que naîtra son action

Mère miraculeuse, a fait de ses deux filles
Des ados impétueuses, fortes et rieuses,
Déjà mordeuses de vie, déjà belles du dedans,
Intelligentes et vives, futures bombes atomiques !

Faite pour plaire et faire tourner les têtes,
Sa plastique et son sourire charmeur
Ne font pas oublier que c'est une femme de tête,
Qui gère sa vie toute seule, beaux machos s'abstenir !

L'amour, en généreuse, elle donne à tout bout de champ,
N'a pas d'économie à faire en guise de sentiments,
La source inépuisable n'a que faire des calculs,
Mais elle oublie parfois d'inverser le courant

Trop donner, trop respecter, juste pour être aimée,
C'est aussi, s'oublier, et finalement se perdre,
Perdre en elle le diamant, le centre transparent,
Le guide protecteur qu'elle cherche dans l'amant…

Limpide, elle ne feint pas, son trésor est bien là,
Et fait d'elle une merveille, mais elle craint trop de perdre,
Elle manque de courage à risquer d'être elle-même,
Elle le sait pourtant, en perdant un jour, on gagne le meilleur…

Un seul obstacle au détour de sa vie
Se place devant elle et complique le chemin,
C'est celui du vouloir, de garder dans ses mains,
Ce qui voudrait couler, prendre sa liberté…

A trop imaginer, à tenir trop les rênes,
Sans s'écouter sentir, sans vraiment se poser,
Fait que tout vous échappe et que l'on tourne en rond,
Spirale infernale de l'imagination…

Enfin une accalmie pour te regarder vivre,
Découvrir ce qui au fond de toi t'anime,
Laisser naître et peut-être laisser partir,
Et inviter l'amour à prendre toute la place

A toi, toute de blondeur vêtue,
A toi ma Sœur au cœur grand ouvert,
A ton amour immense, tendre et abondant,
Je t'invite à choisir, non pas de dominer
Mais confier à la vie, ton cœur et ton destin

Je t'accompagnerai, quel que soit le chemin,
Et doucement poserai mes mains de sœur,
Sur ton front reposé, enfin calme et serein,
Car tu auras trouvé, en cherchant l'âme sœur,
Ce qui attend, de toute éternité, au fond de ton cœur

Zina'o

Merveilleuse fontaine jaillissante,
Porteuse de mille talents,
Celui des mots, subtiles métaphores,
Dans la matière, elle accueille la forme,
Du vide, elle fait jaillir l'espace,
Capte l'essence des choses et l'apprivoise,
Sa voix vous transporte, plonge dans les profondeurs,
Et vous laisse centré, au bon endroit du coeur…

D'un seul mouvement, la grâce se pose,
Cette ampleur, douceur et vigueur mêlées,
Entre en vous, vous invite et propose
D'être là, posé, libre, juste présent,
Dans cet espace son geste vous attend,
Vous voici enveloppé, soulevé, porté
A l'écoute de cette histoire qu'elle vous tend…

Dans sa voix, déjà, captez la profondeur,
Elle est, toute en rondeur, en courbes et en douceur,
Entre les mots et le silence, sa force vous rattrape,
Son sourire n'est qu'à vous, et ses deux mains s'écartent,
Comme pour offrir à vos cœurs attentifs,
Déliés et disponibles, ses mots et tout son chant,
Transparents et limpides, lancés sur l'échiquier…

Gorge profonde, corps imposant,
Femme et petite fille, sa présence remplit,
Equilibre l'instant, et vous en fait cadeau,
Surprenante fontaine, d'où le son comme un flot,
Coule en vous et arrose ce qui doit se nourrir.

La matière a choisi de remplir,
La terre, le bronze, le rude comme le fragile,
Dans le papier a rempli des vides,
Dans le grès répandu le subtil,
Les formes se sont faites graciles,
Le féminin rempli de vide,
Où la puissance crée l'espace
Quand n'apparaît aucun visage…

Quand vous passerez devant ce lieu dédié
A la multiple et cristalline Zina'o,
Entrez et laissez-vous aimer,
Et souriez, souriez à Zina'o,
Car elle, avec amour vous enveloppera
Et vous verrez, vous entendrez
Ce que les anges à travers l'Art, nous envoient…

Pour l'artiste

Fine et légère,
Elle sourit aux couleurs,
Amusée et sereine,
Elle fait naître des mondes,

Serpente dans la matière,
Invite la couleur à jouer
et à se répandre,
Ne la muselle en rien,
N'attend rien de la toile,
Juste qu'elle s'ouvre à elle,
Et que la beauté s'installe,

Elle surprend une plume
Au détour d'une couleur,
La renvoie et la laisse glisser
Comme une larme pigmentée
Dans une nouvelle vie
Que son cœur a nourrie
Créatrice d'Univers,
Elle n'est pas limitée,
Elle réunit à plat
Des formes et des matières
Qui n'étaient pas
à se connaître
Et fait d'or et de terre,
Résine et coquillages,
Un tout majestueux
Où le regard se perd

Seuls les contours d'un cadre
Pourraient la limiter,
Mais le monde ainsi créé
Accroche la lumière,
Qui jaillit silencieuse,
Qui touche l'infini,
Et vous laisse rempli
Et votre cœur nourri…

Vous avez souhaité,
La beauté regarder,
Et c'est la vôtre, aucun doute,
Qu'on vous a révélé

La vision de cette artiste-là
N'est rien d'autre qu'un reflet,
Le reflet de mondes multiples,
Universels, jamais identiques,
D'ici ou d'ailleurs,
Certains jamais contemplés,
Car trop lointains
Pour être abordés

Mais notre regard à nous,
S'immerge et grandit,
La vision s'élargit,
Un portail s'est ouvert,
Le regard a plongé,
Et sans qu'on l'ait souhaité,
Nous retrouvons bercés…

Chanteuse ?

Non, je ne suis pas chanteuse,
Le plaisir n'est pas là,
A faire semblant d'en être,
Ne vouloir faire que ça

La technique m'horripile
Et me sort par les yeux,
Rien ne sert de forcer
Ce qui ne vient pas tout seul...

Ce qui me porte moi,
Me vient d'une autre source,
Qui, pour l'heure, s'est tarie
C'est l"hiver sans doute...

Ma voix ne porte plus,
Je deviens silencieuse,
Gorge et ventre appliqués
A bien se reposer

Le printemps revenu,
Très bientôt le virage,
Celui très attendu,
D'un très puissant message

Celui à délivrer,
Par ma voix ambulante,
Fait d'amour et de paix
Pour qui voudra l'entendre

J'ai besoin d'enthousiasme,
De musique nouvelle,
Qui me fera vibrer
et faire des étincelles

Peu importe les lieux,
Peu importe comment,
Je porterai ma voix,
qui vous touche au-dedans

Où irai-je chanter ?
Je n'en sais rien encore,
Ne rien faire d'autre qu'attendre,
Et ne rien provoquer

Portrait de la Belle

Par quoi commencerai-je ?
Par son énergie sans bornes ?
Par son profil de reine ?
Ou par son goût de l'ordre ?

Tout ceci est en elle,
Velouté de parfait,
Arrosé d'une sauce
Au parfum de rigueur

Cuisinière émérite,
Elle mélangera entre eux,
Des arômes voluptueux
Juste pour les offrir

Nourrit ce qui doit l'être,
Elle sait instinctivement,
Comment faire les choses
Et les choses sont parfaites !

Clairvoyant et lucide
Son regard examine
Sa vision est claire,
Elle sait où regarder

La vie, elle la connaît,
Son regard exigeant
Est prêt à vous jauger
A prendre vos mesures,

Respectueuse et courtoise
Elle ne vous dira rien
Si votre sensibilité
Peut en être blessée

Les choses ont une valeur
Ses objets la reflètent
Et en prendre bien soin
Est dans l'ordre des choses

Précise et rigoureuse,
Lucide et généreuse
Elle excelle en toute chose
Pour les repas ou pour les roses

Perpétuellement active
Soucieuse de mettre en ordre,
Cet ordre qui construit
Donne un sens à sa vie,

Pas l'ordre qui rassure,
Mais celui qui génère
De délicats repères,
Qui jalonnent sa vie

La joie de vivre est mesurée
Au rang que la raison décide,
Mais son rire, comme sa beauté,
Est libre et spontané,

Noble, elle semble parfois fière,
Mais son maintien ne signe
Que sa manière de vivre,
Précieuse rectitude

Femme autant que mère,
Pilier de son foyer
Attentive et soucieuse
Du bien être des deux

En tout point élégante,
Sa démarche de reine,
En baskets ou talons,
Désigne la battante

Femme de tête avant tout,
Est aussi femme de cœur,
Mais son cœur est rangé,
Secret à l'intérieur

La raison la gouverne,
La réflexion la guide,
Mais la tendresse est là
Et la rend disponible

S'il ne manquait qu'une chose
A toutes ces qualités
Ce serait l'indulgence
Pour ce qui n'est pas parfait

L'indulgence pour toi-même
Laisser les choses se faire
Laisser ton cœur rêver
Et ta tête le suivre

Moi ce que je te dis,
C'est que tu es une Reine
Digne d'être honorée
Pour ce que tu as choisi

Chère petite maman

Chère petite Maman,
Demain sera le jour
Où toutes les mamans
Recevront de l'Amour.

Hors de question pour moi,
D'y oublier ma mère,
Que je sens vulnérable,
Sous une figure sereine.

Alors je prends ma plume,
Car en fait de Maman,
Ça c'est incontestable,
Moi, je n'en ai qu'une !

Toi et moi sommes pareilles,
Filles issues de mères,
Mères porteuses de vie,
Femmes porteuses de rires !

Porteuses de bagages,
Valises lourdes à porter,
De peines et de colère,
Longtemps accumulées.

La seule différence,
C'est que ces malles en plomb,
Je les ai déposées,
Et choisi l'insouciance.

Toi tu n'as pu le faire,
Ni même ne l'as souhaité,
Et tu les as gardées,
Et jamais écoutées.

Quand la vieillesse arrive,
Je trouve qu'il est bon
D'avoir de l'indulgence
Pour ce qu'on a été

J'aurais bien souhaité
Etre une fille « facile »
Plus facile à comprendre,
Plus facile à aimer…

Mais si c'était facile,
Tu n'aurais pas à faire
L'effort d'apprivoiser,
Mes paroles sibyllines !

Et la fille et la mère,
Aux destins différents,
Liées par le cœur,
De chacune prendra soin.

Tu es une vraie Maman,
Imparfaite à tes yeux
Mais celle qu'il me fallait
Pour grandir à mes souhaits

Si tu n'avais pas été
Cette mère imparfaite
Serais-je devenue
Telle que je me suis faite ?

Et si tu veux comprendre
Un peu mieux où je vais,
Je t'invite à te rendre
Sur mon site Internet !

Demande donc à Papa,
De te montrer la voie
De venir jusqu'à moi,
Par la Toile d'araignée

Et juste un mot encore,
Nous allons célébrer
Tous deux, mon frère et moi,
La tendresse retrouvée

Et nous viendrons ensemble,
Un week-end de juillet,
Au calme de Sargé
Pour vous y retrouver

De mon jardin fleuri
Je t'embrasse tendrement.

Que jamais ne finisse
Cette fête des mamans !

Soixante-dix hivers...

Soixante-dix hivers
Et autant de printemps
Plus la fête des Papas,
Beau jour assurément !

Des années occupées
A bien construire sa vie,
Glaner des connaissances,
Assembler et monter.

L'océan à couvrir,
Des gens à découvrir,
Un œil toujours curieux,
De voir de l'autre côté.

Point besoin de bateau
Pour découvrir le monde,
Il suffit de laisser
Son cœur se réveiller.

Enrichir son cerveau
Etait la condition
Pour être vu du monde
Et par le monde aimé.

Du charisme à revendre,
Les gens aiment te suivre
Pour devenir comme toi,
A voir plus loin que soi.

Donner de son temps,
Une façon d'exister
Sans avoir à le dire
Qu'on aime l'humanité

Belle personne entière,
Au départ, bien blessée,
Au contact des autres,
A appris à s'aimer

De cœur, tu es rempli,
Mais ne sait pas le dire,
Ces émotions enfouies,
Ne veulent pas sortir

Mais tout ça n'est pas grave,
Point besoin d'exprimer
Ce qui tombe sous le sens
Et bien souvent prouvé

La présence à tout prendre
Est une belle preuve
Car toujours conservée
Au-delà des années

Et puis cette pudeur
A le droit d'exister,
Il n'est pas interdit
Que je sache, de se taire !

Vieillir dans l'ouverture
Aux autres et à soi-même
C'est tout ce que je souhaite
A mon père sur cette terre

Avec candeur te demande
Juste de faire attention
De ne jamais ressembler
A d'autres de ta lignée

Caractère bien trempé
Qui frôle la tyrannie
Pour la faiblesse d'autrui
Comme d'autres l'ont fait

Cette chemise rose,
Oseras-tu la porter ?
Je sais, c'est pas facile
Mettre une couleur de fille

Le rose est un symbole
Celui du cœur ouvert
La porter est un signe
Oser être soi-même

Mais tu n'es forcé
Tu ne seras pas condamné
Il n'y a pas de jugement
Je ne serai pas vexée !

Un reproche pourtant
Ne sois pas si distant,
Ne mets pas de réserve,
A ce qui coule de source

Il ne t'arrivera rien,
Si en fin de message
Au lieu d'être poli
Tu m'envoies un baiser…

Pour finir en beauté,
Sache que comme tu es
Tu es le père parfait
Qui m'a accompagnée !

A votre peine, je m'adresse...

cette peine insondable que j'ai trouvée dans ton regard,
m'est allée droit jusqu'au cœur, venue toucher mon âme,
tristesse infinie, humanité nouvelle, cette beauté humaine,
enfin retrouvée, qui fait de toi, de tes talents,
un homme de chair et de cœur, un homme transparent.

celui qui, en plus de réussir tout ce qu'il entreprend,
porte en lui ces larmes de lumière, emplies de vie,
trouvées à force de descendre au cœur du dedans,
plus jamais ne pourra cacher aux autres et à lui-même,
la vie en lui, son art et sa beauté, qu'il a choisis de porter.

sur cette vague de tendresse que tu lui tends,
elle glisse, pure, fragile et vulnérable,
en sœur légère, elle t'accompagne,
vies à jamais mêlées, reviennent à leur nature,
âmes grandies, cœur déchirés, mais à tout prendre,
prêtes à l'envol, à tout donner, ne rien garder…

sœur/fée, grands yeux émerveillés, capte l'image,
suit les couleurs, les fait vibrer, fait resplendir,
sourit aux formes et en capture la beauté,
a décidé, belle déterminée, d'agir
dans sa lumière, pour celle du monde,
de nous la restituer, de nous l'offrir...

petite sœur qu'on croit fragile, est née d'ici,
de votre vie ; en vérité, je vous le dis,
n'a d'autre choix que d'élever, dans la grâce
et dans l'action mêlées, les vibrations les plus basses
que la Terre, dans sa sagesse, ne souhaite plus porter

à votre peine je m'adresse, à vos présences,
vous savez maintenant, aurez à séparer
ce qui maintenant doit exister l'un pour l'un,
l'autre pour l'autre, vie pour vie, jour après jour,
c'est le cadeau que vous êtes venus vous donner.

en vos courageux silences et en ces pas péniblement posés,
j'ai toute confiance car bientôt arrivera,
de ce chemin où vous irez, d'abord la Joie,
celle d'exister, de voir, d'entendre et d'être,
puis celle de faire grandir à force de lumière
d'autres âmes comme vous, assombries par la peine...

Ode au vivant...

Rire, être détendue, vivre le moment, contempler la vie, la laisser me surprendre, sentir la paix et la joie se répandre, sourire au soleil, aux arbres qui protègent, avoir la surprise d'un sourire qui arrive et du prochain instant qui fera surgir, dans l'herbe fraîche et tendre, un petit lapinou, détalant ventre à terre...

Contempler la lune, rire avec elle aux étoiles, scruter les lumières qui brillent dans la nuit, imaginer que soudain, un ami, un frère apparaisse, qui me tendrait ses mains, se poserait près de moi, contre mon front son front, main sur mon cœur posé, main sur son cœur posé, connexion établie, frère et sœur retrouvés, lui, lumineux, bleu et tout doré, moi humaine, en blanc et rose mêlés...

Je l'accueille et lui donne, par ma propre lumière, le plaisir de fouler, notre compagne Terre qui s'ouvre, pour mieux l'aimer, à notre visiteur.

De son ciel étoilé, est venu se poser, il sait notre besoin, séparés que nous sommes, ou bien qui croyons l'être, de la Source divine.

Nous vivons incertains de ce que nous sommes, nous nous croyons perdus, seuls et tendus, tant de vies pour comprendre, et bientôt le retour...

Rire et chanter, bien s'écouter, regarder arriver la suite surprenante, ne plus rien vouloir, juste contempler l'instant.

Sourire et attendre la prochaine surprise, peut-être l'arrivée d'un elfe ou d'une fée, qui me prendra la main, m'emmènera jouer, se cacher dans les arbres, voler de branche en branche, croiser des oisillons, avec leurs plumes blanches, regarder vers le ciel et voir un doux soleil, éclatant et rieur, éclairer jusqu'au cœur, flamboyante lueur.

Jouer, rire et jouer encore, dessiner sur le sol des arabesques blanches, et surtout, surtout, imaginer le vol, majestueux et léger, des aigles et des colombes, immensément joyeux de voler ailes contre ailes, réunis dans les cieux.

Différents de pelage mais semblables d'essence, ils nous donnent l'exemple de ceux qui se rassemblent, qui par la joie et par l'amour choisis, témoignent de l'uni, témoignent de la vie.

Rien ne vaut le souci, nous sommes les perdants si nous croyons au jeu, la vérité est là, ailleurs, profond en notre cœur, affleurant comme un songe à notre claire conscience, quand notre cœur touché, et vers les cieux tourné, s'ouvre à la lumière, à l'Amour qui rayonne, enfoui depuis toujours au plus profond de nous.

Anges transformés en hommes, nous avons oublié tout ce que, en tant qu'hommes, nous venions incarner,

Rien ne peut l'arrêter, son esprit est immense, sa joie pure, scintillante. Demain n'existe pas, pourquoi s'en inquiéter ? Hier est oublié, maintenant vous comprenez ?

Nous naviguons ensemble, vous mes frères, vous mes sœurs, courons le même chemin, gravissons les mêmes pentes, heurtons les mêmes cailloux, certains s'arrêtent en route, d'autres regardent en l'air, explorant l'atmosphère, mais tous, autant que d'êtres, n'avons que notre cœur, ouvert et plein d'espoir, pour suivre la lumière, et la faire nous toucher.

Et tous, aussi, avons à l'intérieur, cette flamme immense, braise scintillante, flammèche intermittente ou bien feu dévorant qui fait de nous des anges, porteurs de la lumière, soleils incarnés, porteurs de paix sur la Terre.